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19 novembre 2007

Vraie manif de droite



 
Sans commentaire ! Juste un mot : consternant !

18 novembre 2007

Haute trahison

Dans un article intitulé Haute trahison, Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, n'hésite pas à parler de "coup d'état" et de "haute trahison" pour désigner le passage en force du traité européen pas vraiment simplifié et rejeté par le peuple français par référendum. "La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature". Elle donne à juste titre l'exemple de la Californie et de l'Italie, dont les Constitutions respectives prévoient "qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire". "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" écrit-elle. Elle appelle également les parlementaires à se constituer en Haute-cour pour sanctionner le président Sarkozy pour "manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat" conformément à la Constitution. Avant de conclure : "Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots". Deux jeunes gens essaient de coordonner une plainte collective devant la Cour européenne des droits de l'homme contre la ratification parlementaire : une initiative à soutenir sur le site 29 mai déni de démocratie

Députés godillots

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Vu sur Webmatin
 
Signé : Jardin

Faillite à deux vitesses

"La France est en faillite" ont déclaré en substance notre premier ministre il y a quelques semaines et avant lui nombre d'éditorialistes-déclinologues de tous horizons. Dans une France en faillite, l'Etat ne dépenserait pas 15 milliards d'euros par an dans un paquet (cadeau) fiscal à une poignée de privilégiés. Dans une France en faillite, on règlementerait les parachutes dorés, on taxerait les stock-options et on s'attaquerait à tous les régimes spéciaux et pas seulement à ceux des cheminots ou des gaziers. Dans une France en faillite, on arrêterait d'accuser ces mêmes cheminots de faire perdre à l'Etat 200 millions d'euros quand, dans le même temps, ce même Etat fait un cadeau de 300 millions d'euros d'impôts (le bouclier fiscal) à une petite poignée de vrais privilégiés, ceux qui ne se battent pas pour une retraite à 1300 euros nets par mois. Dans une France en faillite, on arrêterait de stigmatiser les immigrés clandestins à grands renforts d'expulsions d'un autre temps et de tests ADN, tout en renforcant une immigration (la fameuse immigration choisie) qui permet au MEDEF de maintenir dans certains secteurs économiques des salaires au plus bas et de saper un peu plus le droit du travail. Dans une France en faillite, le président de la République n'augmenterait pas son salaire-argent de poche de 200% quand la question du pouvoir d'achat est l'une des préoccupations principales des Français... Alors certes partir à la retraite à 50 ou 55 ans ne peut sans doute pas être une fin en soi, mais il n'y a aucune raison pour que seule la France d'en bas se serre la ceinture...

12 novembre 2007

Pêcheur en colère et Sarko énervé


Sarkozy légitime le racisme

Ce n'est pas moi qui le dis... C'est Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme à l'ONU, au cours d'une session de la troisième commission de l'Assemblée générale des Nations-Unies. Il accuse notamment Nicolas Sarkozy de légitimer le racisme :

" M. Diène a également souligné que la légitimation intellectuelle du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance, se traduisait par le nombre croissant de publications dites scientifiques ou littéraires ou de déclarations publiques, qui sous couvert de la défense de l’identité et de la sécurité nationale, développent des théories et des concepts explicatifs marqués par la lecture ethnique ou raciale des problèmes sociaux, économiques et politiques.  Il a placé dans ce contexte les récentes déclarations du prix Nobel de médecine, James Watson, dont les propos sur l’infériorité intellectuelle des personnes d’ascendance africaine et, en particulier, sa volonté implicite d’établir une hiérarchisation entre les différentes races, constituent une légitimation scientifique des stéréotypes historiques de construction du racisme et un recul majeur dans la promotion des droits des personnes d’ascendance africaine.  Le Rapporteur spécial a également indiqué que le discours du président français à Dakar, le 26 juillet, s’inscrivait dans cette dynamique de légitimation du racisme."

 M. Diène accuse également le pays des droits de l'homme de stigmatiser l'immigré :

" En France, le récent projet de loi introduisant les tests ADN dans la procédure de traitement administratif des postulants au regroupement familial constitue aussi une illustration de cette stigmatisation de l’immigré."

Le représentant français a bien ramé pour essayer de justifier les tests ADN :

"Concernant le récent projet de loi sur les tests ADN, il a précisé que cette mesure ne visait aucunement à imposer aux candidats à l’immigration de tels tests, mais uniquement de les proposer sur une base volontaire.  Il s’agit d’une alternative aux familles qui sont candidates au regroupement familial et qui permet de faire valoir leurs droits en cas de manque de preuve de liens familiaux.  La France est de longue date une nation qui a su s’enrichir culturellement des différentes vagues d’immigration venues de toutes les régions du monde"

Avant le coup de massue final de Doudou Diène :

"M. Diène a indiqué qu’il était essentiel que le Président français, Nicolas Sarkozy, sache que le discours de Dakar a causé une blessure profonde.  Dire devant des intellectuels africains qu’ils ne sont pas entrés dans l’histoire s’inspire des écrits racistes des XVII, XVIII et XIX siècles, a précisé le Rapporteur.  Ce discours a, de plus, été repris par des groupuscules qui cherchent à nourrir leur idéologie raciste."

Sarkozy voulait que la France se fasse remarquer sur la scène internationale. Après le cirage de pompe de Bush et ces déclarations onusiennes, c'est chose faite...

 

 

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