23 mai 2009

Surenchère sécuritaire : le fond de commerce de l'UMP

A deux semaines des élections européennes, la tentation était trop grande pour la droite d'occulter les vrais enjeux européens pour nous reservir les thèmes sécuritaires, ceux-là même qui ont permis à l'UMP de siphonner la moitié de l'électorat du Front National. Le terrain  vait déjà été préparé par le président Sarkozy qui a su rebondir sur quelques faits divers médiatisés. C'est le fameux discours  de Saint-Quentin autour du délit de participation à des "bandes".  Puis, à Nice, le discours proposant d'interdire les manifestants masqués ou cagoulés. La dérive sécuritaire a plus récemment pris un nouveau virage, avec la condamnation d'un passant s'étant exclamé "Sarkozy, je te vois" lors d'une fouille musclée gare Saint-Charles et l'arrestation de deux élèves de six et dix ans à la sortie de l'Ecole pour un vol de vélo qu'ils n'ont finalement pas commis. Le terrain semble dans ces deux exemples moins politique mais c'est bel et bien le gouvernement qui pousse les forces de l'ordre dans ces délires sécuritaires.

Dans un communiqué de presse du 22 mai, Xavier Darcos a décidé de jouer les premiers de la classe en faisant plusieurs propositions pour lutter contre l'introduction d'armes dans les Ecoles (responsable de 1,3% des faits de violence graves à l'intérieur des établissements répertoriés pas le système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire). Parmi ces propositions, la "mise en place d’équipes mobiles d’agents assermentés chargés d’intervenir sur des missions de contrôle et de prévention dans les établissements scolaires" et "l'autorisation donnée aux personnels d’encadrement et de direction des établissements scolaires de pouvoir faire ouvrir et contrôler les sacs des élèves et, en cas de découverte d’une arme, de pouvoir constater l’infraction et de confisquer l’objet ", autrement dit la transformation des chefs d'établissement en officiers de police judiciaire.  Sans oublier davantage de portiques de détection et le renforcement des caméras de surveillance. Ces mesures purement électoralistes ne sont ni applicables ni efficaces. C'est oublier que l'éducation civique se fait d'abord par la transmission de la culture à l'école, lieu d'apprentissage par excellence de la citoyenneté. C'est masquer les conséquences désastreuses des suppresisons de postes dans l'éducation nationale (13500 emplois supprimés dans l'Education nationale à la rentrée 2009. dont 5500 dans le second degré, en plus des 11200 postes déjà supprimés à la rentrée 2008). C'est omettre également que les enseignants ne sont pas assez respectés par les élèves que parce que le gouvernement, et à travers lui la société, entretient et renforce ce mépris généralisé.

Deux réactions, différentes mais qui se complètent bien, aux annonces du ministre Darcos : celle du SNES-FSU, syndicat majoritaire du second degré, et celle de Jean-Paul Brighelli, enseignant, auteur d'essais remarqués sur l'Ecole et blogueur.

09 mai 2009

Putain... deux ans !

Happy birthday to you Mr President !

14 août 2008

Godillots rebelles

A quelques heures du vote de la réforme institutionnelle par le Congrès, des parlementaires UMP se sont laissés aller dans les couloirs versaillais à quelques commentaires rapportés par un Journaliste de Marianne (n°588 du 28/07).

Ainsi ce sénateur UMP restant anonyme ("Quand on dit la vérité, on n'aime pas que son nom paraisse") : "Si le vote était secret, ce texte, comme tous les autres, ne serait jamais voté. Au vote secret, Sarkozy n'aurait même pas de majorité à l'Assemblée".

Ou ce député, lui aussi issu de la majorité parlementaire présidentielle : "En 1793, on abolit le Roi. En 1875, on abolit la Monarchie. En 2008, on revient à la Monarchie".

On avait l'habitude des flèches lancées entre socialistes (comme par exemple celle-ci, de Jean-Marc Ayrault : "j'aurais aimé que Jack Lang ne fasse pas la preuve que la vieillesse est un naufrage"), un peu moins entre membres de la majorité, tous unis derrière le chef (à l'exception de quelques villepinistes ou chiraquiens pur jus). Le vent est manifestement en train de tourner. Et les godillots de l'UMP se rebiffent.

12 juillet 2008

Quand Dassault dit tout haut ce que Sarkozy pense tout bas !!!


 
On peut reconnaître à Serge Dassault un mérite : il n'a pas la langue de bois.
 
A quand Dassault porte-parole de l'UMP ? Qui mieux que lui pourrait définir ce qu'est la Sarkozye ? 

07 mars 2008

Cachez ce sigle...

Rares sont les maires ou candidats UMP à faire figurer le sigle de leur parti sur leurs tracts, professions de foi et bulletins de vote. Dans les Yvelines par exemple, département pourtant très droitier (sauf rares exceptions), les candidats UMP ont ainsi choisi le sigle EPY "Ensemble pour les Yvelines"... Créé en 2002 seulement, le grand parti de la droite, machine de guerre de Sarkozy qui se voyait un temps l'unique parti du centre-droit à la droite extrême, serait donc déjà passé de mode.
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Signé :  Lasserpe

18 novembre 2007

Députés godillots

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Vu sur Webmatin
 
Signé : Jardin

29 juillet 2007

Tu l'as dit bouffi !!!

C'est le nom d'une rubrique de l'hebdomadaire Marianne. Je viens d'y lire une phrase qu'aurait déclaré Nicolas Sarkozy aux élus UMP : "Je fais la politique de droite dont vous avez toujours rêvée, je réduis l'impôt qui frappe les plus riches, je supprime presque les droits de succession, j'impose aux syndicats un service minimum dans les transports... Et c'est grâce à l'ouverture à gauche que je peux faire passer tout ça !". Bel aveu, non ?