05 mai 2008

Sarko an I : premier bilan

Julien Martin, journaliste à Rue89, dresse un bilan plutôt objectif de cette première année du président bling bling, en évocant succesivement les promesses tenues - c'est pas parce qu'elles sont tenues qu'on est obligé de les cautionner - : traité de Lisbonne, service minimum, régimes spéciaux, carte judiciaire, franchises médicales, non-remplacement de fonctionnaires... ; les promesses partiellement tenues : loi sur la récidive, loi sur l'immigration (affaire "ADN"), Grenelle de l'environnement, plan banlieue, RSA... ; les promesses non tenues : pouvoir d'achat, Gandrange, retour raté de la croissance, diplomatie...

27 avril 2008

Plus que quatre ans !

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Vu sur Webmatin 
 
Signé : Goubelle 

07 mars 2008

Cachez ce sigle...

Rares sont les maires ou candidats UMP à faire figurer le sigle de leur parti sur leurs tracts, professions de foi et bulletins de vote. Dans les Yvelines par exemple, département pourtant très droitier (sauf rares exceptions), les candidats UMP ont ainsi choisi le sigle EPY "Ensemble pour les Yvelines"... Créé en 2002 seulement, le grand parti de la droite, machine de guerre de Sarkozy qui se voyait un temps l'unique parti du centre-droit à la droite extrême, serait donc déjà passé de mode.
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Vu sur : Webmatin

Signé :  Lasserpe

04 mars 2008

Sarko en baisse : une fausse bonne nouvelle

La chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages devrait être une bonne nouvelle pour le citoyen sarko-incompatible que je suis. et pourtant, j'ai bien du mal à m'en réjouir. Outre le fait que sa politique continue à augmenter les inégalités et à faire du néo-libéralisme le plus sauvage un adage, et ce pour encore au moins quatre ans, cette baisse de popularité me pose problème. Ce n'est pas cette politique-là que les Français sanctionnent lorsqu'ils déclarent ne pas être satisfaits ou ne pas faire confiance au président de la République. Mais plutôt le président bling bling, omniprésent et surmédiatisé, qui montre au quotidien que l'animal politique qu'il est n'est pas vraiment devenu un chef d'état. La preuve : le crédit accordé au très discret premier ministre qui contraste avec Sarkozy sur la forme (c'est le moisn que l'on puisse dire !!!) mais pas vraiment sur le fond. Alors oui, ce réveil d'une partie des Français (les déçus du sarkosysme, les 15% d'électeurs qui ont voté pour lui et qui quelques mois après regrettent leur choix) est un premier pas, mais un premier pas pas vraiment satisfaisant. Je suis un peu dans le même état d'esprit que le soir du 1er tour de la présidentielle en apprenant la défaite de Jean-Marie Le Pen : a priori, une bonne nouvelle mais, en y regardant de plus près, une nouvelle pas totalement satisfaisante, car l'électorat du Front National n'a pas disparu : il s'est simplement reporté sur Nicolas Sarkozy.

21 janvier 2008

"On a le président qu'on mérite"

 

Petit florilège made in Anne Roumanoff (chez Drucker, il fallait oser...) :

"En France, avant, on avait la gauche caviar; maintenant, on a la droite cassoulet : une petite saucisse avec plein de fayots autour"

"De Gaulle, on savait jamais ce qu'il allait faire; Mitterand, on savait pas toujours ce qu'il pensait; Chirac, on savait pas toujours ce qu'il faisait; Sarkozy, il dit ce qu'il pense (...). Des fois, on aimerait juste qu'il se taise"

"Nicolas, il aime les Rolex et Eurodisney. On a le président qu'on mérite !" 

Constitution européenne : "Solliciter l'avis du peuple"

Le 9 mai 2004, lors du conseil national de l'UMP d'Aubervilliers, Nicolas Sarkozy déclarait : « Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec. (...) L'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. (...) Nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. (...) Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français.» Pour une fois, écoutons un peu notre Président !!!

Enfin !

7e4132438dbd0832f9db6fd3fe86d183.jpgAprès plusieurs mois de Sarko-hypnotisation, les Français semblent enfin se réveiller et comprendre que le président bling-bling défend avant tout son pouvoir d'achat et celui de ses amis du CAC 40. Sarkozy passe enfin sous la barre des 50% d'opinions favorables selon plusieurs sondages parus ces derniers jours. Même le très sarkozyste et contestable institut OpinionWay accorde au président 48% (-7) d'opinions favorables contre 51 % (+8) d'opinions défavorables. C'est dire si les temps sont durs pour Sarko. S'il ne faut certainement pas y voir la "fin de règne" annoncée par Ségolène (de toute façon, fin de règne ou pas, il est en place jusqu'à 2012 au moins, plus si la gauche ne se réveille pas), le sarkoshow (hyper-personnalisation du pouvoir, omniprésence médiatique, surexposition de sa vie privée, passage rapide d'un projet ou d'une annonce à une autre...) semble commencer à lasser sérieusement les Français. Entre nous, ils auraient pu s'en rendre compte il y a  8 mois...

11 décembre 2007

Poutine n'a qu'un ami : Sarkozy

Selon l'agence de presse russe RIA Novosti (information reprise par Arrêt sur images), seuls deux chefs d'Etat ont téléphoné au président Poutine pour le féliciter des bons résultats obtenus par sa formation aux élections législatives : le très démocrate président kazakh, Noursoultan Nazarbaiëv et... notre président bling bling. Partout ailleurs, on s'inquiète. En Allemagne, on dénonce un "scrutin ni libre ni démocratique" (AFP) : "ce n'étaient pas des élections libres, équitables et démocratiques", a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Thomas Steg. Le secrétaire général de l'OTAN a fait part de "son inquiétude sur la conduite des élections, en particulier en matière de liberté d'expression et liberté de rassemblement". Le chef de la diplomatie norvégienne "a souhaité que la Russie prenne au sérieux les remarques critiques des observateurs sur le déroulement de ces élections". Et il en va ainsi des premiers ministres ou ministres des affaires étrangères du Royaume-Uni, de l'Italie, de l'Espagne, des Pays Baltes, de la Pologne, de l'Autriche... etc. Même DoubleYou n'a pas jugé opportun de féliciter son homologue russe. Notre président, lui, au moins, sait reconnaître ses amis qu'il ne manque pas de féliciter "chaleureusement". Bien entendu, rien dans les JT de l'Hexagone à ce sujet (sauf brièvement sur France 2).

18 novembre 2007

Haute trahison

Dans un article intitulé Haute trahison, Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, n'hésite pas à parler de "coup d'état" et de "haute trahison" pour désigner le passage en force du traité européen pas vraiment simplifié et rejeté par le peuple français par référendum. "La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature". Elle donne à juste titre l'exemple de la Californie et de l'Italie, dont les Constitutions respectives prévoient "qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire". "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" écrit-elle. Elle appelle également les parlementaires à se constituer en Haute-cour pour sanctionner le président Sarkozy pour "manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat" conformément à la Constitution. Avant de conclure : "Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots". Deux jeunes gens essaient de coordonner une plainte collective devant la Cour européenne des droits de l'homme contre la ratification parlementaire : une initiative à soutenir sur le site 29 mai déni de démocratie

12 novembre 2007

Pêcheur en colère et Sarko énervé