13 février 2008
Barack devant Hillary
Les primaires américaines, si éloignées de la culture politique française, n'en sont pas moins passionnantes. Surtout côté démocrate. Barack Obama a toujours été le challenger d'Hillary Clinton, parfois loin derrière elle. Il se positionne de plus en plus en favori. Pour au moins deux raisons.
Il dépasse désormais largement Hillary Clinton en nombre de délégués élus : selon les sources, Obama aurait obtenu 1078 à 1116 pledged delegates contre 969 à 989 pour Clinton. Les notables du parti (les super délégués) permettraient pour l'instant à Clinton de réduire l'écart. Mais ces super-délégués peuvent aussi changer d'avis et décider de ne pas aller contre les électeurs démocrates.
L'autre raison de ce changement de statut de Barack Obama réside dans le fait qu'il semble mieux incarner le changement (tant attendu après tant d'années Bush) qu'Hillary Clinton. Un récent sondage le donne gagnant face au républicain McCain alors que le même sondage donne McCain vainqueur face à Clinton.
Bien entendu, le duel est loin d'être terminé pour les Démocrates, et les récentes victoires d'Obama ont été obtenues dans des Etats qui lui étaient sociologiquement plus favorables. Il n'empêche qu'Obama a incontestablement réussi à créer un élan autour de sa candidature... Une chose est certaine : je n'aimerais pas être à la place d'Hillary Clinton.
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27 décembre 2007
Noah dans le maquis...
Dans une interview au Parisien, Yannick Noah confirme son statut de chef de la résistance du showbiz au sarkozysme. Et confirme surtout qu'il est un mec loyal. "On a essayé de m'acheter à un prix très fort". Nicolas Sarkozy lui aurait en effet proposé une somme "indécent(e)" pour se produire lors du concert du 14 juillet, à condition de "faire la photo avec le président". La personnalité préférée des Français (selon le discutable top 50 de décembre du JDD) persiste et signe : la présidence Sarkozy est "pire que ce que je pensais", tout est fait avec "cynisme" et "arroganc(e)". Noah n'oublie pas les traîtres du centre et de gauche : "Tu viens de perdre, normalement t'es au placard pour un moment, donc on te donne un biscuit. Et les mecs viennent bouffer ! C'est incroyable !". Avant de conclure : "j'aime bien l'idée d'être dans la résistance". Moi aussi.
19:05 Publié dans Voie de l'Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : résistance
17 octobre 2007
Citoyens-lecteurs de Télérama
13:35 Publié dans Voie de l'Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : citoyenneté, résistance
14 octobre 2007
Parvis des droits de l'homme
11:20 Publié dans Voie de l'Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adn, résistance
20 mai 2007
Martin Hirsch ou la première bonne nouvelle de l'ère Sarkozy
Martin Hirsch est depuis le 18 mai le Haut commissaire des solidarités actives contre la pauvreté. La nomination de cet homme de gauche, ex-directeur de cabinet de... Bernard Kouchner et ex-directeur de l'Agence française de sécurité des aliments, pourrait également être perçue comme une traîtrise. Mais, à la différence de Kouchner, Martin Hirsch est issu de la société civile, n'a fait campagne pour personne, ne fait pas à proprement partie du gouvernement et est nommé dans son domaine de compétences.
Cette nomination pourrait même être la première bonne nouvelle de l'ère Sarkozy. Cet homme au parcours atypique - il a quitté sa carrière d'énarque (auditeur, maître des requêtes, secrétaire général adjoint au Conseil d'Etat...) pour prendre la présidence d'Emmaüs France en 2003 - a lancé en 2006, avec Benoît Genuini, qui pour sa part a quitté ses fonctions patronales, une Agence nouvelle des solidarités actives. Autant dire que la question de la pauvreté, et en particulier la pauvreté des 7 millions de travailleurs qui gagnent moins de 60% du salaire médian (soit 774 euros par mois), il connait.
Martin Hirsch fait plusieurs constats : 1) la pauvreté des travailleurs et le nombre de rmistes augmentent, 2) le système sophistiqué d'aide sociale ne cherche pas à prévenir la pauvreté, ni à en sortir et n'encourage pas toujours les rmsites à retrouver un emploi 3) il existe un marché de la pauvreté : les banques acceptent le surendettement, les entreprises compressent les salaires, les agents immobiliers profitent de la crise du logement. A partir de là, Hirsch propose d'expérimenter le RSA ou revenu de solidarité active. Pour lui, pas question de diminuer le RMI ou de décréter l'augmentation du SMIC pour résoudre la pauvreté. Il faut que les rmistes aient intérêt à retrouver un emploi et que chaque heure travaillée permette d'améliorer le revenu final de la famille. Hirsch considère que les entreprises ne font pas suffisamment le lien entre leur activité économique et leur responsabilité dans la pauvreté et que les politiques pondent des mesures très éloignées de la réalité du terrain. D'où la nécessité d'expérimenter avant d'entériner, de négocier aussi et... de lier la baisse des charges sociales des entreprises avec la hausse de la qualité de l'emploi ou encore l'augmentation des salaires des patrons avec la baisse de la pauvreté.
Martin Hirsch a donc de bonnes idées... encore faut-il qu'il ne soit pas l'Azouz Begag du président Sarkozy. La déception et la traîtrise, ce serait alors qu'il n'ait pas choisi le bon gouvernement pour expérimenter son projet et qu'il laisse ses bonnes idées dans un tiroir.
18:35 Publié dans Voie de l'Avenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hirsch, gouvernement







